Présentation du film : Ils sont partout

02/03/2017

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C'est un film d'Yvan Attal, sorti en Juin 2016, film à sketch dont le thème est l'antisémitisme vu par les juifs. Le récit suit le personnage principal, on parle ici d'Yvan Attal qui joue son propre rôle et qui va voir son psy régulièrement pour lui parler de son problème, la façon dont il ressent l'antisémitisme quotidiennement envers les juifs. Sa femme interprétée par Charlotte Gainsbourg, lui dit qu'il est fou, que c'est une obsession chez lui et donc il va raconter à son psy tous les différents aspects par lesquels il trouve l'histoire qu'exprime de l'antisémitisme en France, chaque aspect donnant lieu à un sketch puisque c'est un film à sketch. Un sketch n'est pas nécessairement comique, ce qui veut dire que c'est une succession de court métrage. Tout cela l'amenant à non pas vraiment donner des réponses mais à soulever des questions et il y a une invitation à la réflexion à la fin que je trouve assez intéressante.

Le film

Yvan Attal voulait faire un film qui soit capable de faire rire les gens sur l'antisémitisme, c'est une chose extrêmement complaise dans la société actuelle et ce n'est pas lui qui va participer à nous faire rigoler, c'est-à-dire que son film se repose sur cette idée là, sur cette envie de faire rigoler sur un sujet qui est d'actualité et qui n'est pas forcément drôle. C'est totalement respectable parce que le but du cinéma c'est de pouvoir rire de tout. Mais « Ils sont partout » est ce genre de film où on a du mal à rigoler parce qu'on est mis dans une position qui ne nous incite pas et ne nous laisse pas la place adéquate pour totalement rigoler, c'est-à-dire qu'un film à sketch pour rire de l'antisémitisme veut dire qu'on va rigoler de pleins de manière et en tant que spectateur on peut rigoler de tout mais pas n'importe comment .

Un scénario incompréhensible

Au niveau du scénario, il a écrit le film avec Emily Frèche. Etant donné que c'est un film à sketch, il y a des petits sketchs qui s'enchaînent, donc en soient ils sont extrêmement déséquilibrés. En gros, il y a deux, trois sketchs qui sont vraiment marquants sur les six qui sont au centre du film mais il y a également des sketchs qui sont extrêmement maladroits et qui mettent mal à l'aise, qui sont totalement perchés et nous laissent carrément sur le banc de touche. Du coup on ne sait pas trop quelle réflexion on doit avoir à la fin du film. Tout au long du film, on est mis dans une position où nous, en tant que spectateur, on ne sait jamais si on doit vraiment rire et surtout on ne sait jamais si c'est corrosif ou c'est tout simplement ultra cynique, ce qui fait qu'on ne sait pas si on doit rire avec les personnages, des personnages, de la situation où se trouve les personnages,... et du coup on est perdu, ce film nous perd. Au niveau de la mise en scène, ça ne va pas aller plus loin parce que le film d'Attal est extrêmement terne que ce soit graphiquement, au niveau des couleurs, du style. Par contre, le casting est d'un haut niveau, tous les acteurs sont excellents.

C'est le genre de long métrage où l'on ressort totalement perplexe, pas comme ces blockbusters made in the USA, comme celui-la.